Last updated on 30/11/2024
La professeure Mathilde Deverchin-Rakotozafy a présenté son ouvrage : le dictionnaire Debu, à la librairie Saint Paul à Antananarivo. L’objectif de l’auteure est de faciliter l’accès à l’apprentissage du Français aux natifs de la Grande Ile.
Présentation officielle du dictionnaire d’éducation bilingue usuel
Le dictionnaire Debu a été présenté officiellement le samedi 20 août dernier 2022 à la librairie Saint-Paul Analakely Antananarivo. 20 000 exemplaires de cet ouvrage sont désormais disponibles dans les librairies. Son auteure, la professeure Mathilde Deverchin Rakotozafy, a dévoilé cet outil pédagogique au grand public. La présentation fut honorée par le Président de l’Académie malgache, le Professeur Raymond Ranjeva, son épouse, et quelques membres ainsi que des enseignants chercheurs de l’Université.
Cet ouvrage contient 8000 mots extraits de la langue courante traduits en Français. Il regorge également de centaines d’illustrations. Le dictionnaire d’éducation bilingue usuel représente cinq années de recherche. L’académicienne et linguiste Mathilde Deverchin Rakotozafy explique sa motivation en élaborant cet ouvrage :

Dictionnaire Debu : l’appui pédagogique et linguistique
Pour Mathilde Deverchin Rakotozafy, cet ouvrage est forgé pour résoudre la mécompréhension de la langue Malgache et pour éviter la traduction mot à mot. L’auteure souligne l’intégration des illustrations :
« Tout ce qu’il y a jusqu’ici, même si on évoque le temps des missionnaires et tout le reste, ce sont des lexiques. On va pouvoir y lire par exemple « rano » égale « eau ». Mais ce n’est pas avec des mots isolés qu’on va pouvoir parler une langue. Il y a un grand décalage entre les deux langues. Par exemple, l’opposition de genre, de nombre, les auxiliaires « être » et « avoir » n’existent pas en malgache, etc. Ce sont toutes ces nuances et toutes ces difficultés qui apparaissent dans ce dictionnaire. »
L’ouvrage s’adresse également aux francophones désirant de communiquer en Malgache. Sa conception couvre les difficultés de compréhension culturelle rendant compte de la structure particulière de la langue Malgache. Selon l’auteure :
« Ce dictionnaire, dans la manière dont il a été conçu, permet aussi à tous les étrangers qui sont à Madagascar d’accéder au mode d’usage réel du malgache parce que dès le départ le français et le malgache sont en face à face. »
Le plus important, d’après Mathilde Deverchin Rakotozafy est d’offrir aux malgaches l’accès d’apprendre facilement le Français. D’après le constat, le Français est parlé par 20% de la population malgache. De plus l’éducation à Madagascar manque de manuels d’apprentissage. Ce dictionnaire de poche très pratique permettra aux natifs Malgaches de maitriser les deux langues. L’auteure a confessé son combat auprès des partenaires financiers. Ces derniers qui insistent sur un prix raisonnable avec un travail acharné de 775 pages et 8000 mots inclus.
Laurencia Navoko Razafindratiana