Last updated on 30/11/2024
Malgré un bilan peu satisfaisant lors de la Plateforme globale pour la réduction des risques de catastrophes, en mai dernier, Madagascar se voit félicité pour son système d’alerte précoce, avancé par rapport à ceux des autres pays africains.
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Un système bien étudié
Madagascar a pris de l’avance. Comparé aux autres pays africains et aux iles de l’Océan indien, la Grande ile a pris de l’avance et dispose d’un système d’alerte précoce très puissant et bien étudié, comme l’a expliqué Roberto Schiano Lomoriello, Chargé de gestion de programmes au sein de l’UNDRR en Afrique, aujourd’hui, lors d’une interview exclusive a la Plateforme globale pour la réduction des risques de catastrophes (GPDRR). Un système qui peut servir de modèle, comme l’a souligné ce dernier.
« En ce qui concerne la résilience face aux catastrophes naturelles, nous sommes déjà en plein dedans. Nous disposons du système d’alerte précoce qui permet de suivre et de prévoir les catastrophes qui peuvent arriver, notamment les cyclones, les inondations, ou encore les sècheresses »,a argumenté le Général de division Elack Olivier Andriakaja, Directeur général du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) et un des représentants de la Grande île à la Plateforme globale pour la réduction des risques de catastrophes (GPDRR), qui a commencé le 23 et a pris fin le 28 mai à Bali, Indonésie.
Ce système est mis en place par le BNGRC, la Direction générale de la météorologie et le ministère de l’Education nationale. Les autorités et les structures de GRC dans chaque localité collaborent également avec ces entités.
La RRC à Madagascar
Un bilan des sept dernières années passées depuis l’adoption du Cadre de Sendai par les pays des Nations unies a eu lieu durant la GPDRR. Le bilan de Madagascar par rapport a la Réduction des risques de catastrophes (RRC) n’a malheureusement pas été des plus positifs.
Des efforts restent a fournir, notamment au niveau de l’atteinte des objectifs par le Cadre de Sendai, de la sensibilisation, mais aussi de la gestion des dégâts.
Il est à rappeler qu’en ce qui concerne la gestion des risques proprement dite, pour Madagascar, des actions ont été réalisées par l’Etat malgache, notamment ces deux dernières années, dans le cadre de la stratégie nationale et gestions de risques de catastrophes. La Grande ile a passé deux années mouvementées depuis 2020, suite à la pandémie mondiale de la Covid-19, mais aussi aux cyclones qui ont sévi dans le pays, ainsi que le kere et les inondations.
Rien que cette année, le pays a recensé 5 cyclones : Ana, Batirai, Dumako, Emnati, Gombe. Le décompte final du BNGRC était de 206 morts et 460 150 sinistrés.
Toutefois, ce succès du système d’alerte précoce représente déjà une grande fierté. Un atelier de restitution a d’ailleurs renforce ce succès, en octobre 2021, a Antananarivo.